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Compost

En ces temps de préoccupations environnementales aigües, réservez un petit coin de votre jardin au compost.

Comme pour la création d'une mare, vous croulerez sous les conseils, parfois divergents.

C'est finalement fort simple.

Ma méthode préférée : les planches.

Elles se vendent en kit, avec de petites encoches pour qu'elles tiennent les unes sur les autres.

Possibilité d'utiliser aussi des palettes de récupération.

 

L'endroit idéal : placez votre compost sous les arbres. Il sera bien plus simple à maintenir au bon taux d'humidité : moins de soleil, moins de pluie. Si trop sec : rien ne se passe. Si trop mouillé, bonjour les mauvaises odeurs.

Montez vos planches en contact direct avec le sol - pas de bâche - et commencez à remplir.

Videz vos poubelles, remplissez votre compost ...

J'y mets :

Les déchets du jardin. Plus c'est coupé petit, mieux ça se décompose. Pour les déchets très verts, c'est rapide. il faut plus de temps pour les morceaux de branches, même coupés menus. Essayez de ne pas déverser en tas les tontes de gazon. Mieux vaut les éparpiller, voire les mélanger aux autres déchets, pour ne pas former une croûte compacte.

Les déchets de la cuisine. Les épluchures, bien sûr. mais aussi les restes des repas. Ca attirerait les bêtes, mais je n'ai encore jamais vu de rats. Et ça ne me dérange pas de nourir les musaraignes et les hérissons.

Le marc de café et le filtre. Les coquilles d'oeufs (les broyer grossièrement évite de les retrouver au moment du tamisage). Les morceaux de papier et de carton, sans encre et non blanchis.

Les cendres. Celles du poêle à bois et celles du BBQ. Quand je ne les réserve pas à la lutte contre les limaces.

Le terreau usagé des jardinières de l'année dernière.

Et j'ai découvert, sur le site de la Région wallonne, que l'on pouvait y mettre la graisse de friteuse. Alors je l'ai fait. Faut dire que c'est pas l'essentiel de notre alimentation, les fritures. Donc c'est une quantité assez négligeable dans le compost. L'inconvénient, c'est qu'on la retrouve en l'état au moment où on retourne le compost. Il faut la casser en petits morceaux.

Le compost adore les ajouts d'orties (non montées en graines) et de consoude.

J'attends 6 mois environ. Là, Le tas est arrivé à hauteur de la dernière planche.

J'enlève les planches, je les remonte à côté (faut donc prévoir un double espace).

Je retourne le tas, en mettant bien au milieu ce qui était sur les côtés et est donc moins décomposé.

Veillez à choisir un moment "chaud" de l'année (pas quand il neige, hein) pour activer la fermentation.

Votre tas est maintenant super beau, super carré. Ajoutez de l'eau de pluie s'il est sec. Il ne doit pas être détrempé, mais humide. Enlevez les planches. Bâchez. Lestez la bâche.

J'attends 6 mois pour découvrir un super terreau bien foncé, sentant bon le sous-bois.

Je le tamise. Chéri m'a fabriqué un super-tamis avec des planches de récup et du grillage à poules.

Je verse dans le compost en préparation les "refus de tamis" : les morceaux trop gros qui ne sont pas passés à travers les mailles.

Jamais eu besoin d'activateur, ni de rien d'autre qu'un ajout d'eau de pluie ...

Aucune odeur, aucun inconvénient d'aucun ordre.

 

Compostière : 

Nous avons hérité, avec notre maison, d'une compostière en plastique (en forme de tonneau).

Avantages : pas de tas à faire et défaire. On rabat le couvercle et on ne voit plus rien. Le plastique garde bien la chaleur, la décomposition est plus rapide.

Mais pourquoi y a-t-il un fond ? Comment les petites bêtes qui vont dégrader les végétaux font-elles pour y aller ?

J'ai enlevé le fond. Il ne manque à personne.

Et, dans tous les cas, j'aime pas le plastique.

Commentaires

  • Merci pour votre article. Je ne savais pas comment m'y prendre pour faire du compost.

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